
Chérie ! Chérie ! Tu es là ? Mon amour ! Hou hou ! C'est moi ! Ha tu es là, je te cherchais parce que vois tu, j'ai à te parler. Je ne sais pas pourquoi je t'ai appelée chérie ou mon amour parce qu'avec ce que j'ai à te dire... c'est peut-être parce que c'est la dernière fois, juste pour le plaisir. Oui, j'y viens. Voila, cela fait déjà quelques temps que nous partageons notre vie et que nous vivons une relation plutôt fusionnelle qui a tendance à nous étouffer... non pardon je parle pour toi, qui à tendance à m'étouffer. Oui ben moi vingt quatre heure sur vingt quatre avec toi ça m'étouffe et à force, je ne sais plus qui je suis. Comment ? Je ne l'ai jamais su ! Mais justement j'aimerais bien percer ce mystère qui me poursuit, mais c'était pas la question, encore une fois tu change de conversation en détournant mes propos pour retourner la situation à ton avantage. Tu n'est pas toute seule je te rappelle et ça tu as tendance à l'oublier assez facilement, alors pour une fois, laisse moi parler.
Accorde moi deux secondes s'il te plais pour que je puisse me recentrer sur ce que j'ai à te dire. Je disais donc que tu m'étouffes et que je n'en peut plus de t'avoir sans cesse dans mes bottes. Même lorsque j'essaie de prendre un peu de distance, tu arrives toujours à me rejoindre, à me soustraire à mes occupations et à rendre absent à mes yeux les personnes avec qui je partage un moment et du coup moi aussi je deviens absent pour eux. Tu me gâche tout mes plaisirs que je pourrais avoir sans toi et ça je ne peut plus le supporter. Je sais que ce n'est pas ton cas car pour toi notre relation est idyllique, simple copie de toutes les relations que tu as eu avec les autre, tu m'en as assez souvent parlé.
Et puis notre relation n'a pas toujours été tendre je te rappelle. Je dirais hachée par de plus ou moins brèves interruptions. Plus moins que plus quand même. Oui, je vaux parler de mes fugues qui m'ont quelques fois menées vers d'autres horizons où je n'avais plus à te supporter. Ce que cela pouvait être reposant. Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? ... je suis toujours revenu vers toi ! Ha non, là je t'arrête, une fois ou deux peut-être mais sinon la plupart du temps c'est toi qui revenais me chercher et pas toujours de la manière la plus délicate. Rappelle toi la fois où après plusieurs mois de séparation parce j'étais parti avec une autre, que toi de ton côté, las de tes innombrables autres conquêtes, tu es venue t'inviter dans ma nouvelle vie, que nous avons vécus un moment à trois et que finalement j'ai craquer, je suis parti avec toi. Ça y est, ça te reviens ? Comme toutes ces fois où c'est toi qui est allé voir ailleurs. Tu allais même plusieurs ailleurs en même temps et encore maintenant je te rappelle, mais la non, je n'ai pas mon mot à dire.
Et je ne vois pas pourquoi tu me reproche ces quelques écarts parce que tu m'as toujours pardonné sans que je n'ai ni d'explications à te donner, ni d'excuses à formuler. Chaque fois tu faisais comme s'il ne s'était rien passé. Alors moi, perdu dans mes innombrables questions existentielles pour essayer de comprendre, je ne pouvais que me jeter dans tes bras où je pensais trouver les réponses à mes questions. Tu me les à données certes mais le problème c'est que je me posais de fausses questions qui tournaient inévitablement autour du pourquoi ? Alors qu'elles auraient du se situer dans la sphère du comment ?. Toi forcément, ravis de ma voir enlacé dans un gribouillis de pensées destructrices tu te faisais une joie de ma donner les réponses que j'attendais afin de mieux me récupérer. Mais au bout du compte tu ne faisait que sciemment m'enfoncer un peu plus.
Ne te mets pas en colère, si je n'en peut plus de toi, c'est parce que nous nous voyons de trop, cela n'a rien à voir avec ta personnalité, ton caractères, tes opinions, c'est notre relation et ta présence trop importante qui ne me sont plus supportables. Je ne veux pas couper les ponts définitivement, je veux que nous nous voyons moins souvent, beaucoup moins souvent. Ne me dit pas que tu vas t'ennuyer sans moi tu as des amis partout. Tu es l'amie de tout le monde. Non je ne suis pas jaloux. Si par moment ta présence est des plus délicieuse, il en est d'autres où à choisir entre toi et quelqu'un d'autre, c'est sans hésiter que je me tourne vers les autres pendant que toi de ton côtés tu fais ce que tu veux. Mais non, toi tu arrives toujours au mauvais moment et au mauvais endroit pour me gâcher ces instants de plaisir. Je sais que tu peu être très agréable, si si, je t'assures...mais à petites doses. C'est quoi une petite dose ? Disons que c'est moins, beaucoup moins qu'actuellement. Calme toi, je ne te prend pas pour une potiche, je dis juste que tu est quelqu'un de très agréable mais que nous ne sommes pas fais pour vivre ensemble. D'ailleurs, je doute que tu sois faite pour vivre avec qui que ce soit. Une relation avec toi ne peut se concevoir qu'en pointillés.
C'est vrai, ça fait beaucoup en une seule fois mais je n'en peu plus, tu me fatigue. Bon voilà ce qu'on va faire, nous n'allons plus nous vois pendant quelque temps et je te promet que lorsque nous nous retrouverons, pour une petit moment soyons clair, ce petit moment sera des plus agréable. « Si on se quitte c'est pour toujours ? ». Je te connais trop, tu revendras la première et puis si c'est moi, tu m'accueilleras les bras grand ouverts. Mais là pour le moment non, j'aurais presque envie de te dire « va-t-en », mais non, tu peut rester là, c'est moi qui m'en vais, car vois tu Solitude, ta présence m'ennuie.
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